op Millchensbuer

Millchensbuer

Le calvaire et la source de Millchensbuer et de la Lischewiss près du Bredewues. Bred signifie large. Wues signifie petite prairie et vient de Wieschen

Il est des endroits familiers bien qu’à l’écart de nos trajets quotidiens. Nous voulons parler du calvaire ou de la « chapelle» qui se dresse le long de la ligne de chemin de fer au pied du Pälembësch et là où la plaine se rétrécie (Bredewues) et là où la Moselle commence à décrire l’immense boucle qui formera la plaine de Rettel. L’endroit se nomme Lischewiss, c'est-à-dire le pré aux roseaux. Helas, ce calme n'est plus.

Rettel par sa situation géographique exceptionnelle au bord d’une large boucle d’une vallée élargie comme par enchantement à cet endroit reste à jamais à l’abri des turbulences routières et autres nuisances. En revanche, la Moselle, rendue à la navigation depuis les années soixante favorise un tourisme naturel grandissant. La rivière, sa faune et sa flore aquatique, constituent un véritable recours ou un refuge pour les âmes en quête de vraie nature en ces temps de crise. Convoitée par un tourisme bipolaire : les sports et les loisirs nautiques, et, les campements diurnes et nocturnes.

A proximité immédiate de ce monument jaillie une source toujours abondante, le Millchensbuer, c'est-à-dire la source ou la fontaine du petit moulin. Celle-ci aura peu à couler avant de se jeter dans la rivière proche de quelques mètres. La question qui se pose à la lecture du nom de cette source est de savoir s’il y avait dans le passé à cet endroit un moulin ? la réponse est oui. Les Bénédictins de Rettel, cela remonte au plein Moyen-Âge, devaient s'établir près d'une source et d'un moulin.
Millchensbuer

Au-dessus des falaises, selon les notes de l’Abbé Hoffmann de son livre «Das Kloster von Rettel», aurait pu se dresser, dans des temps reculés, un Château, pillé et détruit en 1590. Dans l’antiquité, souvent forteresses dominaient les boucles des cours d’eau. Souvent aussi on remarquait au pied de ces hauteurs une source et un temple ou une marque de dévotion. C’est le cas en ce qui nous concerne ici. Mais ce ne sont que des déductions et rien de ne le prouve historiquement.


Ce simple calvaire porte la date de 1830 et le sigle cabalistique SBC. De nos jours ces inscriptions sont à peine visibles. Le temps et la pollution auront dégradé nos vieilles pierres. C’est à effet de protection de ce témoin de l’histoire de Rettel que des travaux de couverture mobile ont été entrepris en dans les années 2000. Une équipe de jeunes scouts assuraient également l’entretien des lieux. Cette même équipe a dressé une seconde croix de bois imposante.


Les anciens disent que ce monument aurait été construit à la suite d’un accident grave et mortel, survenu certainement peu avant les années de sa construction. Un officier de cavalerie, un lieutenant originaire de la Ferme de Rettel, den Haff, se serait abîmé avec son cheval du haut du plateau qui surplombe la falaise. Il s’agirait d’un fils de la Famille Barba-Robin propriétaire de la Ferme-den Haff.


Enfin lors des promenades dominicales, il arrivait aux familles de Rettel de visiter l’endroit. Souvent les enfants y déposaient un bouquet de fleurs des champs et les plus grands y remisaient les objets de piété vieillis.

  • Millchensbuer- Rettel