Les chartreux de Marienfloss

Les chartreux de Trèves et Marguerite de Bavière

Ladite Chartreuse de Marienfloss est créée en 1415, après le départ des sœurs cisterciennes pour Freistroff. Le Duc de Lorraine Charles II a succédé à Jean 1er en 1390. Jeanne d’Arc l’aurait sermonné pour sa relation adultère avec une jeune roturière de Nancy. Mais, rien n’y fit. Marguerite de Bavière, son épouse malheureuse, est la fille d’un parent d’Arnold de Sierck, un prince électeur : Montclair Berg/Jülich de Rhénanie, Heidelberg, Trêves etc. La Duchesse s’installe, seule, à Sierck, après son mariage en 1414. Le couple a deux filles. La première, Isabelle, épousera en 1424 René d’Anjou futur Duc de Lorraine. La seconde fille épousera Jacques de Bade, futur Seigneur de Rodemack, en 1492.

Marguerite est probablement de Trèves et conserva son confesseur d’alors, Adolphe d’Essen, moine chartreux à Trèves, qu’elle fera venir à Sierck. Il sera chargé de présider l’installation de l’ordre à Marienfloss où il résidera un certain temps pour s’adjoindre son ami Dominique de Prusse, un confrère avec trois autres convers. La petite communauté cartusienne ainsi constituée ne sera en fait qu’une excroissance de leur maison de Trèves, une filiale de l’importante et puissante Chartreuse de Cologne.

Marguerite de Bavière pratique la méditation du Rosaire ; elle participera activement aux travaux de ses amis cartusiens dans leur recherche de la meilleure façon de réciter le rosaire tout en méditant les principaux moments de la Vie de Jésus et de Marie. Elle soulage ainsi sa peine. Les Chartreux cherchaient à brider leurs esprits vagabonds au cours de leurs prières. C’est un exercice difficile d’égrainer un chapelet, de réciter des paroles et de méditer à la fois. Pour atteindre les meilleures conditions de méditation, les religieux introduisent dans le corps de chaque Ave une clausule, c’est à dire une parenthèse propre à la vie de Jésus et de Marie. Cette méthode originale était déjà pratiquée sous des formes approchantes en Rhénanie, à Trèves notamment.

Le rosaire médité de Marienfloss n’est pas celui que nous connaissons. Il n’a jamais été retenu par Rome, Pie V l’aura voulu autrement, préférant une pratique plus libre et accessible à tous les pratiquants. La clausule aurait eu le grand inconvénient de briser l’action répétitive qui prime par l’égrainent des boules du rosaire. En fait nous étions en présence de deux conceptions de la chaine du Rosaire, Rosenkrantz, couronne de roses.

En 1421, Adolphe d’Essen et Dominique de Prusse sont rappelés à la Maison mère de Trêves. En 1431, c’est la fin de la chartreuse de Marienfloss. En 1434, la Duchesse Marguerite devra quitter Sierck pour Einville, après une dizaine d’années passée dans la petite cité ducale

Titre du panneau

  • Marienfloss
  • Piere d'autel consécration par Mgr Heintz
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  • Pierre tombale Marienfloss
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  • Marienfloss Le chanoine Lecomte et le révérend père Schwaller
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  • Marienfloss ND de Liesse
  • Marienfloss pélerinage
  • Marienfloss restauration
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